Pompe et équipement
Pompe immergée pour puits en Isère, bien la choisir

Une pompe immergée se choisit d'après trois mesures faites sur votre ouvrage : la profondeur de l'eau quand on pompe, le débit que le forage peut donner, et ce que vous voulez alimenter. En Isère, ces trois chiffres changent beaucoup d'une vallée à l'autre.
Pompe immergée puits, pourquoi la mettre dans l'eau
Posée hors de l'eau, la pompe de surface tire l'eau vers elle à travers un tuyau. Cette aspiration a une limite physique : la pression de l'air ne fait monter l'eau que de quelques mètres. Au-delà, la pompe tourne dans le vide.
La pompe immergée descend dans le tubage, sous le niveau de l'eau. Elle travaille en poussant, non en tirant, ce qui la rend capable de remonter l'eau de plusieurs dizaines de mètres. Elle est aussi silencieuse, puisqu'elle reste au fond.
Le niveau de l'eau, première mesure
On distingue deux niveaux. Le niveau statique est celui de l'eau au repos. Le niveau dynamique est celui que l'eau atteint quand la pompe tourne. C'est le second qui compte, car la pompe doit rester noyée.

Le sous-sol de l'Isère donne des écarts nets.
La fiche de la masse d'eau des alluvions du Grésivaudan, publiée par l'agence de l'eau, place la nappe entre 2 et 5 mètres sous le sol. En plaine de Bièvre, la fiche voisine l'indique entre 15 et 35 mètres.
La fiche du Grésivaudan signale en plus des variations de 1 à 2 mètres d'une saison à l'autre. La pompe se place donc assez bas pour rester noyée quand la nappe descend.
Une même pompe ne convient donc pas à Crolles et à La Côte-Saint-André. Il faut aussi tenir compte de la hauteur entre la tête du forage et le point d'usage le plus haut, maison ou fond du jardin.
Pompe immergée forage, l'essai de débit décide
Le forage fini, nous faisons un essai de pompage. On pompe à débit connu et on suit la descente de l'eau dans le tubage. On voit ainsi ce que l'ouvrage donne sans s'épuiser.
L'essai se fait de préférence en fin d'été, quand la nappe est basse, ou alors on garde une marge. Une pompe calée sur un niveau de printemps peut se retrouver hors de l'eau en août, au pire moment pour le potager.
La pompe est choisie sous ce débit, jamais au-dessus. Trop puissante, elle assèche l'ouvrage, finit par tourner à vide, chauffe et vieillit avant l'heure. Elle peut aussi aspirer du sable fin et user ses roues.
Le diamètre compte aussi. La pompe doit entrer dans le tubage avec un peu de jeu, pour descendre sans accrocher et être remontée un jour sans peine.
L'usage, arrosage ou maison
Pour un arrosage, la question est le débit à la sortie et la pression des asperseurs ou du goutte-à-goutte. Une pompe qui démarre à chaque litre puisé s'use : un réservoir ou un surpresseur limite ces démarrages.
Toilettes et machine à laver branchées sur le forage réclament une pression constante. Le réseau du forage reste alors séparé du réseau public : le service d'eau vérifie justement l'absence de tout lien entre les deux, selon l'article R2224-22-3 du code général des collectivités territoriales.
Ce qu'on vérifie avant d'acheter
La nature de l'eau entre en compte. Les alluvions du Grésivaudan peuvent donner une eau chargée en fer et en manganèse, d'après la même fiche de l'agence de l'eau. Une pompe en inox et un filtre adapté s'imposent alors.
Pensez aussi au câble, au clapet anti-retour, à la protection contre la marche à sec et au compteur. Nous fournissons et montons ces pièces, et notre page matériel de pompage en dresse la liste.
Si votre forage n'est pas encore déclaré, commencez par notre article sur la déclaration DUPLOS. Pour le budget, voyez nos tarifs.